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DEATH NOTE
HNG vs Death note


Death Note est le manga à succès qu'a illustré Takeshi Obata après avoir fini Hikaru no go. Même si à première vue ces deux histoires semblent très différentes, vous allez voir que si on cherche bien, on retrouve dans Death Note à peu près les mêmes ingrédients que dans Hikaru no go (la cuisine d'Obata est la meilleure^^).


D'Akira à Kira : le travail d'Obata.

Si son graphisme a évolué tout au long d'HNG, dans Death Note (qu'il a dessiné après), son style (sans doute à son apogée), change moins. Le dessin est donc magnifique et plus constant que dans Hikaru no go.


Des looks toujours aussi soignés.

Comme dans Hikaru no go, Obata s'est attaché dans Death Note aux détails et aux tenues des persos.

Au Hikaru cool, à l'apparence sportive et moderne succède Misa et son look de lolita gothique et Melo le déjanté. Mais comme Obata ne fait pas que des persos branchés, au registre des persos à l'allure atemporelle le plus classique (voire ringard) Akira est remplacé par L et sa dégaine impayable.

Comme dans Hikaru no go, les persos se changent souvent pour notre plus grand plaisir.

Dans les deux mangas, les persos adoptent des styles vestimentaires variés et en accord avec leur personnalité. Obata est-il un féru de mode ?


Des coiffures uni-genres.

Peut-être est-ce un tic graphique ? Si Obata est très fort dans l'art de ne jamais faire deux persos identiques (comme le font plusieurs de ses collègues), certains persos des deux séries se ressemblent tout de même un petit peu. Near ne vous rappelle-t-il pas Mitani par sa coiffure ? Misa ne vous évoque-t-elle pas Akari avec ses couettes ?

Mais le plus marquant reste sans doute l'affection que semble avoir le dessinateur pour les mecs qui portent des coiffures de filles. Peut-être pensiez-vous qu'Akira était le seul perso masculin sur terre à avoir une coupe au carré, vous vous trompiez. Dans Death Note, Obata a remis ça avec Melo ! Ca doit-être un fantasme…


Portrait robot d'un journaliste.


Ce sont des persos plutôt secondaires mais en plus de leur profession commune la ressemblance physique est indéniable. A croire qu'il faut ressembler à ça pour être journaliste !

Les accessoires indispensables à ce métier ? La moustache, les lunettes et la cigarette. Malheureusement, ça ne leur portera pas chance. Amano, rédacteur en chef à Weekly go est congédié tandis que Demegawa, directeur de Sakura TV meurt assassiné.


Les petites manies des persos.

Les persos dessinés par Obata sont toujours très réalistes, même dans leur gestuelle. Comme n'importe quel humain, ils ont des habitudes, des manies voire des tics.

Si Ogata aime les poissons tropicaux, Near adore faire des puzzles, des maquettes ou jouer avec ses canards en plastiques. Quand Kurata et Hikaru s'empiffrent avec des ramen dans Hikaru no go, L se gave de short-cake dans Death note.

Lorsque L joue avec ses sucres en morceaux et que Near passe des heures à tournicoter ses mèches de cheveux autour de son doigt lorsqu'ils réfléchissent à comment sauver leur peau, Maître Zama mordille son éventail et Waya se ronge les ongles devant d'épineux problèmes de vie et de mort (dans un autre registre).


Quelques détails analogues…

Il paraît que Obata utilise des objets qu'il affectionne comme modèle pour ses dessins (le fauteuil d'Ogata, par exemple). Il n'est donc peut-être pas étonnant de retrouver quelques objets communs dans les deux séries.

Le dessinateur doit également aimer les voitures sportives de couleur rouge. Higushi possède en effet quasiment la même voiture que Ogata dans la même couleur (une Porsche rouge)


Pour le scénario : Ohba remplace Hotta auprès d'Obata.

Même si Obata a abandonné Hotta, la scénariste de Hikaru no go avec qui il collaborait pour s'associer avec Tsugumi Ohba, les scénarios, si on cherche bien, présentent plusieurs similitudes troublantes que nous avons relevées.


Des héros hantés.

Et oui, Sai n'est pas unique ! Dès les premières pages, Raito Yagami, l'alter ego d'Hikaru Shindo dans Death note (en mieux coiffé mais moins sympa) fait une rencontre décisive qui va bouleverser sa vie. Ce n'est pas un fantôme passionné de go qui va lui apparaître mais un Shinigami, un dieu de la mort, qui le suivra partout et qu'il sera le seul à pouvoir apercevoir.

Tout comme Sai, Ryuku (c'est le petit nom du shinigami), porte des boucles d'oreille et est plutôt androgyne (même si on ne dirait pas, Ryuku est une femelle !)

Quand Sai enseigne le go à Hikaru, Ryuku convertit Raito à l'art du meurtre en série (c'est moins glorieux)

Toujours de bonne humeur et insouciants, nos deux 'hanteurs' s'amusent beaucoup des déboires du héros.


Un secret à garder.

Rien a priori n'interdit à Hikaru et Raito de parler de leurs découvertes (l'esprit de Sai qui permet de gagner toutes les parties de go et le death note qui permet d'éliminer qui on veut) mais leur malhonnêteté commune ou la peur d'être pris pour des fous les empêchent d'en parler autour d'eux.

Dès lors, Hikaru fait tout pour faire croire qu'il n'est pas Sai (ni qu'il ne le connaît) et qu'il est un ado normal, qui joue au go à un niveau modeste tandis que Raito s'efforce de démontrer qu'il n'est pas Kira et qu'il est juste un ado normal, qui ne saurait tuer personne.

Et oui, grosse ambition que de vouloir être simplement ordinaire lorsqu'on est un héros de manga !

Tous les mensonges et les subterfuges sont donc bon pour préserver leur secret.

Hikaru comme Raito cachent leur ambition réelle : devenir meilleur joueur pour l'un et être celui qui fait régner la 'justice' sur terre pour l'autre.


L'objet de toutes les convoitises.

Ryuku et Sai ne sont pas apparus complètement par hasard. Quand Hikaru touche le goban de Shusaku ou quand Raito ramasse le Death note (cahier de la mort) de Ryuku, ils s'attachent immédiatement les services de l'être venu d'ailleurs à qui appartenait l'objet. Hikaru laisse le goban dans le grenier de son grand-père (ou personne ne va jamais) tandis que le jeune Yagami ne manque jamais d'imagination pour dissimuler le death note aux yeux des autres.

Mais qui voudrait vraiment d'un vieux goban poussiéreux ou d'un simple cahier à la couverture noire ?


Une histoire de rivalité.

Il n'y a pas de bonne intrigue sans une belle histoire de rivalité et Death note ne déroge pas à la règle. Hikaru a son Akira ? Raito, lui, a son L. Comme pour Shindo, tout semble l'opposer a priori à son ennemi préféré : look, caractère, milieu social… mais quelque chose de plus profond les réunis : leur amour pour les études ? euh.. non ! Leur passion pour la déduction.

Entre amitié et rivalité, leur relation est émaillée de disputes et de déclarations d'admiration réciproque.

Hikaru n'aurait pas été Hikaru Shindo, le joueur de go sans Akira Toya. Il se serait peut-être contenté de jouer au go par-ci par-là dans des petits clubs pour faire plaisir à Sai.

De même, si Raito Yagami n'avait pas croisé la route de L, nulle doute que la légende de Kira ne se serait pas développée à ce point. Son ambition se serait sans doute limitée à assassiner bien sagement des grands criminels.

Pour L et Akira, c'est un peu différent. Même sans Hikaru, Akira était promis à un grand avenir dans le monde du go tandis que L n'avait pas attendu l'arrivée de Kira pour se faire un nom en tant que détective. On peut dire que pour eux, croiser le héros n'a pas été spécialement bénéfique…. (et encore moins pour L que pour Akira !)


Sens tactique.

Raito, L et Near auraient fort bien pu exceller au go et il est probable que Akira et Waya (qui ont fait leurs preuves en approchant de la réalité concernant Sai) et Hikaru n'auraient pas été de mauvais détectives. Dans les deux séries, les héros ont des capacités assez incroyables en matière d'intuition, de réflexion, de logique, de mémoire, de stratégie.

Si dans Hikaru no go, tous se combattent derrière un goban, dans Death note, les persos avancent leurs pions, se tendent des pièges comme dans le plus complexe des jeux de stratégie. Il faut lire loin et prévoir ce que va faire l'autre pour le combattre au mieux.


Deux pseudonymes mythiques.

Peu de gens vont deviner qui sont réellement Sai et Kira mais beaucoup en auront entendu parler. C'est que ces deux pseudonymes sont devenus célèbres !

Si Sai s'est fait un nom sur Internet en battant les meilleurs joueurs, Kira, lui, s'est illustré en éliminant les meilleurs criminels.

Deux légendes qui resteront dans les mémoires…..


Un beau projet et des ambitions divines.

Jouer au go, tuer des gens, c'est bien beau tout ça mais à quoi ça sert ?

Cela fait en fait partie d'un plan bien plus vaste. Si Hikaru veut perpétuer la tradition du jeu de go et permettre au dieu du go de réussir son plan de trouver un jour un adversaire à sa mesure (et d'atteindre le coup divin), Raito veut purifier le monde des gens mauvais. Qu'ils sont idéalistes nos deux ados !

Le premier risque de finir tout desséché à jouer au go au milieu d'autres vieillards tandis que le second pourrait très bien terminer sa vie en prison (pas de spoils !)

Tous les deux veulent convertir les autres à leur cause : Raito veut faire régner la justice de Kira tandis qu'Hikaru veut propager la sainte parole du go.

Ca n'aura non plus échappé à personne que le but de beaucoup de perso dans Hikaru no go (Sai, Akira, Koyo Toya et sans doute Hikaru) est d'atteindre le coup divin. Raito et tous ses complices veulent eux, instaurer une nouvelle justice qui se veut divine : celle de Kira. Ca ne nous étonnera qu'à moitié, ni les uns ni les autres ne réussiront. N'est pas Dieu qui veut !


Le rôle important d'Internet.

Dans Hikaru no go, les matchs de Sai se déroulent sur Internet. Ce qui lui permet de jouer avec des amateurs du monde entier et même d'affronter son grand rival, Toya Meijin.

Dans Death note, Internet joue aussi un grand rôle puisque c'est grâce à ce support informatique que Kira va recueillir des infos sur les criminels. Dans Death note, l'utilisation des nouvelles technologies joue un rôle très important.



Cet article est une reprise de mon site Hikaru no go world.

Dossier réalisé par Olessya